Pour mes Success Stories, j’aime trouver des femmes entrepreneurs qui ont réussi (= elles vivent du job qui les fait vibrer) ET qui ont dessiné un business à leur image. Dans cette mouvance, j’ai la joie de recevoir Selma Païva qui va vous raconter son parcours et partager son expérience.

Identité : Selma Païva, 38 ans
Age de la société : celle-ci c’est la 2ème année
Formation initiale : communication interculturelle, MBA spécialité marketing
Expériences précédentes : auprès d’ONG dans le développement durable et le commerce équitable, dans des “grands groupes” en télécommunication et bureautique, enseignement
2 passions : lecture (fiction et polars historiques, ou carrément action/aventure/fantasy) et marketing, psychologie

Bonjour Selma, tu fais un travail incroyable auprès des entrepreneurs enthousiastes et anti-conformistes pour les aider à travailler moins, vivre plus et vendre mieux. Une telle mission ne pouvait que nous unir ! Peux-tu te présenter, toi et ton activité, pour mes lectrices qui ne te connaissent pas ?

Merci Marjorie ! Je m’appelle Selma Païva, et on peut me retrouver sur Selmapaiva.com J’accompagne les entrepreneurs qui sont déjà en activité au niveau de leur stratégie de contenu, le fameux « content marketing ». Lequel peut recouvrir pas mal d’outils : mon travail porte sur blog, email marketing et pages de vente, 3 piliers complémentaires !

Le but est de produire du contenu, mais pas au kilomètre, tu vois ?

Du contenu qui te démarque de tes concurrents mais qui surtout fait la différence dans la vie de la personne qui lit. Qui l’impacte. Qui la fait progresser dans sa vie à elle. Et qui bien sûr – pour toi entrepreneur – affine ton positionnement. Pour faire passer le bon message. Aux bonnes personnes. Et fluidifier tes ventes.

L’envie d’entreprendre

Qu’est-ce qui a orienté ta voie vers l’entreprenariat ?

Je suis passée par des ONG. Par des « grandes entreprises ». Par la fonction publique. J’en suis toujours partie parce que j’avais le sentiment de ne pas être à ma place, comme un caillou dans la chaussure.

Ça avait beau bien se passer, je me sentais en décalage par rapport au fonctionnement de chaque éco-système. A Montréal il y a quelques années, j’ai rencontré Iveth Morales qui est devenue bijoutière quand elle a quitté le Mexique pour suivre son conjoint au Canada. Sans être passée par une école d’art je veux dire, et après 30 ans. Ça a été un gros déclic pour moi.

As-tu su dès ton plus jeune âge que tu étais faite pour ça ?

Pas du tout. Je ne savais même pas que ça existait, ha ha. Je n’avais aucun modèle. Être indépendant, ce n’était pas dans la liste de ce que j’aurais pu faire, sauf pour les métiers classiques comme avocat, médecin, restaurateur ou notaire.

C’est vraiment les amis Iveth Morales dont je te parlais, puis Berenice et Raphaël Shaltegger qui m’ont montrée qu’on pouvait être indépendant.

Qu’est-ce que tu voulais être plus jeune ?

Quand j’étais petite, je voulais devenir écrivain et pâtissière. Puis ingénieure. Puis interprète. Travailler dans l’import-export. Puis dans le marketing. Chef de produit. Maîtresse d’école, aussi.

A quel point se trouve l’importance du sens dans le fait de devenir entrepreneure ? Quel sens cela a pour toi ?

Pour moi le sens se trouve dans l’impact qu’on veut avoir sur la vie des autres. Ce qu’on écrit, diffuse, prépare de gratuit ou payant n’a de sens que celui qui naît de l’influence qu’on a sur nos lecteurs et clients.

Entendre des gens parler pour ne rien dire est un truc qui m’a toujours exaspérée, ha ha. J’en ai vite marre d’entendre ou de faire des phrases, comme dit le génial Romain Duris dans Osmose.

Mais dire quelque chose qui vaut la peine d’être entendu par quelqu’un, écrire quelque chose qui vaut la peine d’être lu par quelqu’un, ça, ça a du sens.

Surprise, spontanéité, optimisme, ça te ressemble ?

Spontanéité pas du tout. Comme l’écrit James Altucher, j’ai appris à ne pas me fier à mes premiers instincts, à mes premières réactions. A prendre le temps de dire oui au lieu de dire non (c’est beaucoup plus facile pour moi de dire non que oui 🙂

Surprise, oui, j’aime en préparer ou qu’on m’en fasse. Optimiste aussi !

De l’idée au projet

Comment t’es venue l’idée de créer ton entreprise ? Y a-t-il eu plusieurs étapes dans son évolution ?

L’idée m’est venue parce que j’ai vu que d’autres le faisaient. La toute première idée d’activité pour moi c’était de la bijouterie. J’avais des amies qui s’étaient lancées en auto-didactes, et pour qui ça marchait bien. Je leur ai demandé conseil, j’ai commencé à apprendre le travail du métal même. Et à m’occuper un peu de leur contenu.

Et puis j’ai commencé à bloguer. C’est là que de fil en aiguille je me suis rendue compte que mes idées pouvaient aider d’autres personnes.

Pendant un moment, j’ai essayé de développer 2 activités en même temps : la bijouterie et le marketing mais en plus avec 3 ans + bébé à la maison, ce n’était pas possible. J’ai choisi le marketing, pour les personnes manuelles au début. Et puis ça m’a barbé, ha ha.

J’ai continué à faire ce que je faisais (le content marketing) mais pour une autre cible : des entrepreneurs déjà en activité, dans le domaine du développement pro et perso. Parce que même quand mon blog n’était pas encore du tout fait pour eux, il y avait des personnes qui commençaient à me demander si je pouvais les aider quand même.

Quels moyens t’es-tu donnés / mis en œuvre pour la réalisation de tes ambitions ?

Mmmm, la question est vaste en fait. Quitter un travail stable, prévoir un matelas financier, travailler sur soi en permanence, s’engager sur une voie qui n’est pas du tout tracée, qui demande du temps…tout ça à la fois !

Quels doutes as-tu rencontrés les 1ers temps de la société ?

Dans les premiers temps, je ne savais pas si ce que j’avais à dire aller intéresser qui que ce soit. Ni si j’étais capable de faire quelque chose d’intéressant. Maintenant je sais que oui, c’est déjà bien. Mais je n’en ai pas fini avec les doutes !

As-tu eu des mentors ?

J’en ai eu une, que je ne vais pas citer car elle m’a plutôt déçue finalement, même si elle m’a inspirée pendant un bon moment (jusqu’à ce que je travaille avec elle en fait).

Quelles erreurs as-tu commises les 1ers temps de la société ?

Au niveau du relationnel. Je ne suis pas du tout extravertie, mon intuition ne me pousse pas vers les autres. Du coup j’ai laissé passer beaucoup de temps dans la solitude entrepreneuriale, sans que ça me pèse.

Je n’étais pas vraiment seule non plus, mais j’étais dans des communautés anglophones, dont la mentalité me correspondaient a priori plus que les communautés francophones que je pouvais trouver.

Du coup je n’ai pas vraiment fait d’effort pour aller plus loin en francophonie, ce qui était une erreur : il y a plein de gens qui font des trucs supers et que je suis ravie d’avoir rencontrés. Comme toi Marjorie !

 

La 1e année

Comment as-tu trouvé tes 1ers clients ?

Au tout début, les lecteurs de mon blog me demandaient à travailler avec moi. Mais je n’avais encore rien à vendre. Alors j’ai pris une dizaine de cobayes volontaires ha ha. J’avais déjà de l’expérience en marketing et en ingénierie pédagogique, mais dans d’autres contextes. Je voulais tester mes compétences avec des indépendants avant de faire payer : test concluant puisque mes premiers clients payants sont venus de ce premier lot de volontaires !

S’autoriser à vendre : quel a été ton déclic ?

Je n’ai jamais eu ce problème-là en fait. J’ai toujours adoré jouer à la marchande. Ou vendre pour de vrai l’été quand on préparait la brocante d’été en Aveyron.

J’ai grandi en Orient Marjorie, le rapport au commerce est très très différent.

Traditionnellement, le prix, la transaction financière, c’est le dernier point qu’on aborde et elle n’est pas dématérialisée du tout.

La conversation et la relation, c’est le plus important. Et quand le vendeur et l’acheteur prennent le temps de se connaître, de parler parfois des heures, quand on échange des bénédictions mutuelles au moment où l’argent change de main comment te dire : acheter et vendre, c’est humain. C’est la vie quoi !

 

Conclusion

Quelle est l’importance de l’intuition dans ta manière de conduire l’activité ?

Je ne sais pas, ha ha. J’en parlais avec Romuald Lesage, de marketing humaniste, je ne sais pas si tu le connais ? Il a une connaissance fine des différents types de personnalité. Lui est un intuitif, et il me disait que moi justement, je fonctionnais peu à l’intuition.

Quelle est l’importance du plaisir dans ton activité ?

Le plaisir est lié à ma mission : redéfinir le commerce, ce qui « m’oblige » à faire plein de choses que je n’aimais pas à la base, comme être visible en ligne par exemple.

Du coup l’importance du plaisir est selon moi à prendre avec des pincettes, pour plusieurs raisons.

  • Ce qui nous fait plaisir n’est pas forcément une bonne idée au niveau du business (c’est le ticket d’entrée)
  • Et ce qui vaut la peine d’être fait peut se trouver à l’extérieur de notre zone de confort, et de manière répétée, ha ha. Ce qui à terme fait plaisir ou coule de source peut être difficile au début – autrement dit ce qui devient facile comme souvent par être difficile, même si on oublie ces difficultés-là après.

 

Donc je dirais que c’est important :

  • d’être motivé par quelque chose de plus grand que soi. De trouver sa voix à l’intersection de ce qui nous épanouit ET vaut la peine d’être fait compte tenu de l’impact que ça a sur la vie des autres.
  • de se connaître vraiment : type de personnalité, points forts, pour choisir avec discernement. On ne peut pas aller vers ce qui nous fait vraiment plaisir si on ne se connaît pas bien (et ça s’apprend !)
  • De travailler aussi en permanence sur soi, son développement personnel : on peut avoir des tas de blocages persos, familiaux, culturels qui nous empêchent de prendre plaisir à faire certaines choses !

Comment préserves-tu ton équilibre de vie (mental et physique) ?

Ce n’est pas évident !

Je différencie ce que je fais en fonction des jours de la semaine. Et les activités de la semaine de celles du WE.

On s’alterne avec mon mari pour récupérer les enfants tôt, et 1 mercredi sur 2 à 13 heures.

Les soirs de semaine, je me couche tôt, et je lis de la fiction.

Le WE je me couche aussi tard que possible (je suis une fille du Sud à la base, donc vraie nocturne) et je fais ce que je ne fais pas en semaine : regarder des films et séries, organiser des repas famille et amis…

Lundi matin, c’est yoga.

Qui sont les entrepreneures qui t’inspirent ?

Je n’arrive pas à répondre à cette question au féminin en fait !

Ils et elles m’inspirent pour des raisons différentes :

Fadhila Brahimi, qui a un parcours incroyable et une sacrée longueur d’avance en marketing.

Fred Cavazza, dont les articles stimulent mes neurones façon Harvard Business Review (je ne sais pas combien de fois je l’ai cité dans mon livre, mais on me dit souvent après l’avoir lu « ça se voit que t’aimes bien Fred Cavazza ! », effectivement !)

Andréa Gaillet, spécialiste des moteurs de recherches et des réseaux sociaux. Il y a plein plein d’articles sur les réseaux sociaux, on est d’accord. Et bien Andréa est l’une des rares à écrire des articles avec de vrais bons conseils dedans.

Cécile Doherty Bigara de Palais Savant. Thérapeute Ayurveda et prof de yoga, grande voyageuse, Cécile est d’une bienveillance incroyable. Rien que de penser à elle me met de bonne humeur. D’ailleurs je te recommande son DVD.

Stéphane Torregrosa, parce que dans le domaine du webmarketing, il y a peu de monde dont j’apprécie vraiment l’approche. Il y a des approches très différentes de la mienne, que je respecte complètement. Mais Stéphane est le seul qui me vienne en tête là et qui une approche aussi altruiste du marketing.

Jean-Baptiste Viet, parce qu’ayant publié récemment mon premier livre en auto-édition, je l’admire pour son rôle de pionnier en la matière (et de manière générale d’ailleurs, comme en témoigne chacun de ses bouquins). Je lui suis très reconnaissante d’ailleurs de m’avoir donné des conseils.

Anne Solange Tardy, Hélène Bonhomme, Damien Fauché : tous les 3 des entrepreneurs où je ne saurai pas bien placer la frontière entre collègues, copains, et clients hyper inspirants.

 

Dernier mot

La plupart des personnes que j’admire – dont toi Marjorie – font partie de mon livre « Internet est un table pour deux, le marketing autrement ».

Et j’invite tes lectrices à le lire car remettre l’humain au cœur du marketing, vouloir une démarche authentique c’est une chose.

Savoir ce que ça implique et comment s’y prendre pour y arriver c’en est une autre ! Comme l’a si bien résumé Damien : « aujourd’hui, faire du commerce, c’est être humain, et ce bouquin, c’est le guide ultime pour humaniser son activité » 🙂

On peut le trouver sur Amazon.

 

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