Comment se débarrasser des pensées qui nous empêchent de réussir ?

pensées parasitaires reussite

Vous pensez depuis des mois à vous reconvertir, mais vous trouvez mille et une raisons de ne pas le faire ? Si oui, vous faites peut-être partie de la majorité de femmes dont les croyances se révèlent être des freins majeurs au changement.  Dans cet article, je vous explique comment agissent ces pensées négatives qui peuvent arbitrer la réussite ou l’échec d’une reconversion.

Qu’est-ce qu’une croyance limitante ?

Connaissez-vous la citation du Dalaï Lama : « Sème une pensée, tu récolteras un acte ; sème un acte, tu récolteras une habitude ; sème une habitude, tu récolteras un caractère ; sème un caractère, tu récolteras une destinée » ?

Elle illustre parfaitement la relation entre ce que vous pensez et vos comportements. Autrement dit, pour changer les résultats de vos actions, il faut commencer par changer vos pensées, vos croyances.

Lorsqu’on traverse une période de transition (se reconvertir, s’installer à son compte ou reprendre des études), de nombreux doutes peuvent surgir que l’on traduit par des formules du type :

  • « Il est trop tard pour changer »,
  • « Je suis trop introvertie/HPI/sensible »,
  • « Je ne suis pas capable d’y arriver »,
  • « Je n’ai pas le droit à l’erreur »,
  • « Je ne peux pas me permettre de me faire coacher pour trouver l’idée de ma reconversion »,
  • « C’est la crise, je ne peux pas me permettre de tout changer », etc.

Ces pensées parasitent le quotidien, se répètent en boucle et finissent par bloquer l’action ou empêcher la réussite du projet de reconversion ou de création d’entreprise. Ces doutes, exprimés par ces phrases types, non fondées, sont des croyances « limitantes ».

Pourquoi les croyances limitantes sont-elles si puissantes ?

Les croyances s’installent inconsciemment dès l’enfance, héritées de vos parents, de vos professeurs, de votre éducation, ou sont véhiculées par la culture et par les médias. Années après années, elles deviennent un socle puissant de votre construction. Comme les pieds d’une table qui font que celle-ci se tient droite. Devenue adulte, vous continuez de les entretenir, toujours à votre insu.

Ces croyances ne constituent ni des faits ni des vérités, mais simplement des choses que vous croyez être vraies et finissent par façonner votre vision du monde. Ainsi, pour reprendre la citation du Dalai Lama, elles conditionnent vos actions, vos habitudes et vos comportements. Résultat : elles déterminent en grande partie ce que vous obtenez de la vie.

Certaines sont bénéfiques pour vous et pour la société. Mais d’autres autres sont limitantes, voire destructrices, et empêchent d’évoluer ou de vous adapter.

La première étape, si vous voulez changer quelque chose, c’est donc de changer vos croyances. Par exemple, une des mes clientes, Géraldine, a pris un jour conscience qu’elle entretenait la croyance suivante : « le travail ne peut pas être amusant ». De fait, elle s’était installée depuis quelques années dans un poste où elle s’ennuyait ferme. En changeant sa croyance, devenue selon ses propres mots « le travail n’est qu’un vaste terrain de jeu », elle a enfin pu se mettre en action et envisager un autre futur professionnel, beaucoup plus en adéquation avec son identité profonde.

Quelles sont les grandes familles de croyances limitantes ?

Une croyance limitante ne donne pas le choix. Par exemple « je ne suis pas capable de réussir mon projet » ou « je suis une femme donc c’est normal que je gagne moins que mon mari ». On distingue trois grandes catégories, les plus courantes étant relatives au désespoir, à l’impuissance et à la dévalorisation.

-Le désespoir : lorsqu’on croit qu’il n’est pas possible d’atteindre un objectif particulier.
Par exemple « Quoi que je fasse, je ne pourrai pas créer mon entreprise. Ce n’est pas sous mon contrôle. »

-L’impuissance : lorsque la personne pense qu’il est possible d’atteindre un objectif précis mais qu’elle n’en est pas capable.
Comme « Je ne suis pas capable de réussir ma reconversion professionnelle »

-La dévalorisation : lorsqu’on croit que même si l’objectif est atteignable et qu’on en a les capacités, on ne le mérite pas. Cela peut être « Je suis un imposteur » ou « Je ne suis pas à ma place » 

Ces croyances peuvent vraiment détruire la vie quotidienne, comme un virus informatique détruit un disque dur. Minée par ces pensées, la personne se heurte à un mur infranchissable dans son processus de transition. Elle finira même par être convaincue du bien-fondé de sa croyance : « Tu as bien vu, j’ai tout essayé et rien n’a marché ».

La bonne nouvelle, c’est que l’on peut changer de croyances. Je vais proposer un peu plus loin des choses simples que l’on peut tester seul, en auto-coaching. Si ce n’est pas suffisant, je conseille le recours à un professionnel formé au sujet des croyances.

Comment reconnaître à coup sûr une croyance limitante ?

Les croyances les plus ancrées en nous sont souvent inconscientes, donc difficiles à identifier. Pour les identifier, essayez de revenir le plus souvent au moment présent et de ce qui se passe en nous. A la fois au niveau du corps, des émotions et des pensées.

S’observer soi-même demande un apprentissage mais permet de débusquer ses croyances. Parmi les symptômes à prendre en compte : avoir le sentiment d’être limité dans vos choix ou de ne pas avoir le contrôle de votre vie, enchaîner les déceptions, etc.

Le deuxième conseil est d’observer les résultats de vos actions ou de vos comportements. S’ils sont insatisfaisants et ce, de manière répétée, il y a certainement une fausse croyance derrière. Pour mettre le doigt dessus, essayez d’écouter votre discours interne. Entendez-vous cette petite voix qui répète souvent le même discours ? « Ça ne marchera jamais » « Je ne suis pas légitime sur ce sujet » etc.

Trois questions pour vous aider à les identifier :

  • Quelle situation vous bloque, à quels défis vous heurtez-vous le plus souvent ?
  • Quelles sont les généralités que vous répétez régulièrement ? Vous les trouverez dans des phrases que vous répétez qui contiennent des mots comme : toujours, jamais, personne, tous, etc.
  • Complétez les phrases suivantes avec vos propres réponses : « Je suis… » « La vie est… » « Mon travail est… » « Je ne peux pas réussir parce que…. »

A quoi servent les croyances limitantes ?

Aussi curieux que cela puisse paraître, elles ont une fonction positive. Elles remplissent toujours un besoin : de protection, de sécurité, de maintien de l’estime de soi ou de ressenti d’une puissance personnelle.

Elles sont aussi auto-entretenues, comme celle de Nadia qui ne savait pas comment s’installer à son compte pour devenir consultante : pendant longtemps elle a trouvé plus facile de penser « Je suis incapable de devenir auto-entrepreneure ». Cela la maintenait dans la sécurité, la non-action étant plus rassurante que l’échec potentiel.

Comment les déconstruire ?

Pour pouvoir agir sur une croyance, il faut l’avoir identifiée et nommée précisément avec vos propres mots. Ensuite, vous pourrez la mettre à l’épreuve de la réalité. Les « trois passoires de Socrate » s’avèrent très utiles ici :

-Votre croyance repose-t-elle sur une vérité ? Sur quel fondement vous basez-vous pour cette affirmation ? Quelle est la preuve en avez-vous ? Est-ce que tout le monde pense cela ?
-Est-elle bénéfique ? Est-ce que cette croyance vous apporte des satisfactions, des résultats positifs ou des émotions agréables (joie, bonheur, confiance, paix) ?
-Est-elle utile ? Est-ce que cette croyance vous aide à atteindre vos objectifs ?

Si vous avez répondu oui aux trois questions, conservez votre croyance. Sinon, vous pouvez commencer à envisager d’en changer pour une autre plus utile !

Comment remplacer une croyance limitante par une croyance aidante ?

Les recherches scientifiques récentes ont montré que le cerveau est « plastique » : vous pouvez changer une information enregistrée dessus. Un nouveau circuit s’établit entre les neurones, et correspond à la nouvelle croyance.

On a vu qu’une croyance limitante vous bloque dans un schéma de pensée qui paraît naturel et logique alors qu’il existe d’autres manières d’envisager les choses. Vous pouvez donc commencer par changer le regard que vous portez sur la croyance, en l’envisageant sous un autre angle. Pour transformer votre croyance et la remplacer, vous pouvez faire appel à plusieurs solutions.

Voici un modèle que je vous propose en 5 étapes :

  1. identifier la croyance et reconnaître l’intention positive qu’il y a derrière
  2. identifier sur quel postulat (erroné) repose cette croyance
  3. élargir votre vision et être conscient(e) de ses causes et de ses effets
  4. obtenir des informations sur le « comment » et trouver d’autres manières de satisfaire l’intention positive de la croyance
  5. reformuler la nouvelle croyance sous la forme affirmative et positive

Reprenons le cas de Géraldine. Sa croyance limitante était : « Le travail ne peut pas être amusant »

  1. intention positive : fidélité à l’héritage familial et sociétal sur la représentation du travail
  2. postulat (erroné) sur lequel repose cette croyance : personne n’a un travail amusant
  3. élargir sa vision : en cherchant bien, je connais des personnes qui s’amusent dans leur travail. En plus, maintenir cette croyance me pèse lourdement au quotidien : je m’ennuie et commence à déprimer.
  4. obtenir des informations sur le « comment » et trouver d’autres manières de satisfaire l’intention positive de la croyance : je peux me faire accompagner pour réfléchir à d’autre manières d’envisager le travail et comment identifier une activité qui me permettra d’exprimer mon originalité et ma créativité
  5. nouvelle formulation : « Le travail n’est qu’un vaste terrain de jeu »

Et après ?

Transformer une croyance limitante en une croyance aidante permet une libération d’énergie. Fini le rôle de spectateur ou de victime, on prend sa vie en main et on devient acteur. C’est comme si une nouvelle fenêtre s’ouvrait, ouvrant de nombreux choix et opportunités insoupçonnés jusqu’alors. Les résultats obtenus sont de l’ordre d’une confiance dans le futur, une conscience nouvelle de ses capacités et de sa valeur personnelle.

Ce changement de référentiel s’accompagne d’un sentiment puissant de liberté, mais aussi de responsabilité. C’est vous à présent qui allez choisir quel sens vous donnez à vos croyances et donc, à vos actions qui elles, vont engendrer des résultats dans votre quotidien. Ce pouvoir peut changer considérablement votre vie. Go !

 

 

Test gratuit : Est-ce le bon moment pour me reconvertir ?

Veuillez saisir votre nom.
Veuillez saisir une adresse email valide.
Quelque chose a mal tourné. Veuillez vérifier vos entrées et réessayez.

Je suis Marjorie Llombart, la fondatrice de Dessine-moi une Carrière, cabinet expert en reconversion professionnelle depuis 2013.

J'ai créé le coaching de reconversion holistique™ pour permettre aux femmes en quête de sens de trouver l'activité qui leur correspond (même si elles sont perdues entre plusieurs idées et qu'elles ont peur de se tromper).

Avec mon équipe, nous avons accompagné des centaines de femmes dans leur reconversion grâce à cette méthodologie innovante !

Vous pouvez découvrez cette méthode originale ici.

Au plaisir de vous aider✌️

Laissez un commentaire





Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.